« La musique n’a pas d’âge, elle est juste soit bonne soit mauvaise, elle a une âme ou non ». Voilà ce que répond Nick Waterhouse, jeune intello binoclard de 25 ans quand on lui dit qu’il ne fait que répéter la vague soul chatoyante des années 50-60.

Chemisette à carreaux boutonnée jusqu’au cou, montures de lunettes plus épaisses que le manche de sa Gibson, déhanché inspiré d’un Buddy Holly ; Nick Waterhouse, né juste avant les années 90, a surement dû se cogner pendant sa jeunesse l’intégrale de la série Happy Day sans jamais en sortir. Véritable geek du rythm’n’blues, quand au collège,  tout le monde écoutait Limp Bizkit, lui vénérait Muddy Waters. Un choix musical qui paye en 2012, une époque dans laquelle le rétro 50/60’s revient en flèche ; de la mode aux séries TV en passant par la déco, le cinéma ou la musique, difficile d’y échapper.

Son premier album, Time’s All Gone, enregistré à l’ancienne sur de vielles bandes, nous prouve une fois de plus que c’est un énorme NERD. Il surfe, il swing et il entonne, non pas un hommage à des années qu’il ne connait pas, mais des airs qui nous balancent étrangement les reins de gauche à droite.

Pour vous le prouver, amis bordelais, rendez-vous le mardi 11 décembre. Ce soir là, l’I.Boat transforme sa cale en jazz club et on vous promet que ça va swinger jusque sur le pont. Ticket : 7€. A ce prix là, même en allant chercher sur e-bay une machine à remonter le temps, vous n’arriverez pas à trouver le même effet procuré.

Sans trop en dévoiler, Nick Waterhouse en live, c’est ça :

Bonus : tant qu’on parle de binoclard, en voici un deuxième qui lui est apparu en 2011 dans un style moins rythmé mais tout aussi soul. Je vous laisse (re)découvrir le clip de Mayer Hawthorne qui m’avait fait beaucoup rire à l’époque.

Mode d’emploi : à mettre en soirée, le volume à fond ,en mode Fitness, en essayant de reproduire les pas de danse beaucoup trop SWAG des protagonistes.
A très vite,
SG