Il y a derrière cet article – et cette rubrique -, une volonté somme toute modeste de faire évoluer les mentalités qui se rattachent au milieu de la mode. Une volonté, aussi, de faire entendre de petites aigreurs face à cette frivolité dégueulasse dont on accuse les amoureux de mode.

Ici aussi, on aime la mode !

Il ne devrait plus être acceptable d’être discrédité(e) parce que l’on s’intéresse à un domaine qui tend facilement à annihiler toute réflexion personnelle. Évidemment, le souci de l’apparence entraîne dans sa course la superficialité et l’inutilité mais à mon sens, je crois qu’il est encore possible de se battre contre ces lieux communs en prouvant que la mode peut, aussi, être soutenue intellectuellement.

Contrairement à ces discours lénifiants qui prônent un je-m’en-foutisme vestimentaire, tout le monde se regarde dans la vitrine des boutiques avec la même envie de se plaire. Veiller à donner une belle image de soi, ne me semble pas être le signe d’une quelconque faiblesse intellectuelle mais plutôt celui d’une attitude compréhensible lorsque l’on vit en société.

C’est ainsi que les passionné(e)s de mode sont en droit de s’ interroger quant à la crédibilité du statut de ravissant(e)s idiot(e)s qu’on leur confère. Assez facilement, d’ailleurs, il faut le dire. Il y a pourtant tout autant de sombres crétins à la tête d’entreprises prestigieuses que de sublimes cerveaux contraints pour des raisons qui leur sont propres, de récurer des chiottes. Un domaine, quel qu’il soit, n’a jamais été le reflet des capacités de quiconque et si la mode montre souvent sa facette la plus futile, celles et ceux qui en parlent ne le sont pas pour autant.