A l’aube du 21 Décembre 2012, voici une liste de films divers et variés sur le thème de «la fin du monde au cinéma». Tant que c’est encore possible, n’hésitez pas à les regarder avachis sur votre canapé, en vous empiffrant de pop-corn. Si vous vivez déjà dans le bunker que vous avez fabriqué et enterré dans votre jardin, entouré d’une multitude de boîtes de conserve pour votre survie, ça fera quand même l’affaire, et puis comme ça au moins, vous êtes déjà dans l’ambiance. Bons films, et surtout prenez des notes, qui sait, ça pourra peut-être servir…

1. «Armageddon» de Michael Bay (1998)

La fin du monde la plus spectaculaire.

La menace : Un astéroïde va s’écraser sur notre chère planète, et donc anéantir toutes vies sur terre.

La solution : Envoyer sur l’astéroïde une équipe (américaine bien sûr) de foreurs dirigée par l’indestructible Bruce Willis, pour y insérer une charge explosive. Bien entendu, la faire exploser seulement après avoir enduré de nombreuses péripéties toutes plus incroyables les unes que les autres, dont seul Hollywood a le secret.

Le résultat cinématographique : Un film efficace qui ne fait pas dans la dentelle. Rien n’est crédible une seconde, mais on en prend plein les yeux, et 14 ans après, les effets spéciaux n’ont pas (trop) vieillis. Un film pro américain, limite (trop) patriotique, mais qui se regarde avec un certain plaisir coupable. Pas le film qui révolutionne le 7ème art, mais un bon moment de détente en perspective. La fin du monde est un bon filon, plus de 500 millions de dollars récoltés au box-office mondial.

La leçon à retenir : Tant que Bruce Willis est vivant, il y a encore de l’espoir pour l’humanité.

2. «Sunshine» de Danny Boyle (2007)

La fin du monde la plus métaphysique.

La menace : Le soleil est en train de mourir, la planète va donc se retrouver dans le noir.

La solution : Envoyer une équipe d’astronautes pour jeter une grosse charge nucléaire dans le cœur du soleil afin de le ranimer.

Le résultat cinématographique : Le sujet semble aussi farfelu que celui de «Armageddon», mais il ne faut pas s’y fier. «Sunshine» est un excellent film sous des aires de parabole philosophique réalisé à merveille par un Danny Boyle au sommet de son art. A la fois intriguant, tendu, énigmatique, on est happé dans ce huis clos aussi angoissant qu’hypnotique. Un réel bijou de Science-Fiction malheureusement trop méconnu. Faites ce voyage vers le soleil, vous ne le regretterez pas !

La leçon à retenir : Attention ! Regarder le soleil de trop près et trop longtemps peut vous rendre fou, limite psychopathe, et en plus ça vous dessèche la peau.

3. «Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare» de Lorene Scafaria (2012)

La fin du monde la plus bluette.

La menace : Un astéroïde va entrer en collision avec la terre. Dans trois semaines, son impact détruira toute l’humanité.

La solution : Aucune, la mission spatiale a échoué. Profitez juste de la vie, et profitez-en pour rencontrer une dernière fois l’amour !

Le résultat cinématographique : Sans être ni exceptionnel, ni vraiment mauvais, ce film fonctionne seulement grâce au duo Steve Carell/Keira Knightley. Le film est parsemé de quelques bonnes idées et de personnages attachants.

La leçon à retenir : En période de fin du monde, vous pouvez être moche (Steve Carell) et quand même chopper la fille mignonne (Keira Knightley).

4. «Melancholia» de Lars Von Trier (2011)

La fin du monde la plus poétique.

La menace : La planète Melancholia va percuter et détruire la terre.

La solution : Attendre et déprimer.

Le résultat cinématographique : Le réalisateur Danois signe un film impeccable, à la fois mélancolique et admirable, servis par deux comédiennes sensationnelles : Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst (cette dernière est parfaite en névrosée). La fin du monde au cinéma n’a jamais été aussi magnifique à voir.

La leçon à retenir : Même la fin du monde peut être esthétiquement belle.

5. «2012» de Roland Emmerich (2009)

La fin du monde la plus dans l’actualité.

 

La menace : La prévision des Mayas.

La solution : Construire une arche façon ancien testament.

Le résultat cinématographique : Un gros moment de bruit de 2h38. Rien n’est à sauver, même pas les comédiens perdus dans ce cataclysme d’effets pyrotechniques. Au lieu de mettre 200 millions de dollars dans le budget «effets spéciaux», les producteurs auraient dû en utiliser une petite partie pour engager un scénariste.

La leçon à retenir : « Les Mayas se sont bien foutus de notre gueule ! » ou bien, « Merde ! Ils avaient raison ! ». Pour cette leçon on sera fixé le 21 Décembre…

6. «Le Jour d’Après» de Roland Emmerich (2004)

La fin du monde la plus glacial.

La menace : Dû à un dérèglement climatique, une vague de grand froid s’abat sur notre planète, et décime une grande partie de la population mondiale.

La solution : Aucune solution scientifique. Juste se réfugier dans la bibliothèque municipale de New York, et être obligé de brûler les meilleurs ouvrages de la littérature pour se réchauffer.

Le résultat cinématographique : Une fable écologique qui utilise toutes les ficelles du genre. Spectaculaire et très réaliste, mais sans grand intérêt.

La leçon à retenir : Aussi le réalisateur de «2012», Roland Emmerich aime bien détruire notre chère planète. Et si c’était lui la vraie menace pour 2012 ? Affaire à suivre.

7. «Perfect Sense» de David Mackenzie (2012)

La fin du monde la plus flippante.

La menace : A cause d’un mal inconnu et inexpliqué, l’humanité perd peu à peu la totalité de ses 5 sens.

La solution : Il n’y a rien à faire, la science patauge dans l’incompréhension totale. L’humanité est donc perdue. Un homme et une femme se rencontrent, et vont faire face ensemble à cette terrible épreuve.

Le résultat cinématographique : Plus qu’un film sur la fin du monde, un réel film d’amour porté par deux comédiens extraordinaires : Eva Green et Ewan Mcgregor. Un beau moment de cinéma qui nous emporte vers un final aussi poignant que touchant.

La leçon à retenir : Une fois que tu ne peux plus ni voir, ni toucher, ni sentir, ni entendre, ni ressentir aucun goût… ben t’es vraiment dans la merde !

 

                                                                A bientôt (enfin j’espère !),

Jérémie Dimajo