Dans un froid de novembre qui installe l’hiver, rien de mieux que d’aller voir ce qu’il se trame à l’autre bout du monde pour y recueillir la nouvelle chaleur des uns, au grand désarroi des autres. Mais dans un monde où Internet fonctionne encore, la musique indé est un empire où le soleil ne se couche jamais.

C’est donc bien en Australie que je vous propose de faire un tour, là où depuis quelques temps il se passe des choses plutôt excitantes. Le psychédélisme et la grande vague Indy submergent la plus grande île du monde, pour notre plus grand bonheur. Au commencement de ce trip ensoleillé et psyché, nous avons ce groupe de trois jeunots tout droit sortis de Perth, les Tame Impala. Un premier EP, puis un album, et un titre qui a fait le tour du monde avec un rework très bien ficelé du prodige Anglais Erol Alkan.

Mode d’emploi : à écouter sur un scooter en plein été, en longeant la côte sous un soleil couchant.

Comme pour les blogs de mode où on donne des conseils sur « comment porter son jean ? avec quoi ? dans quelles circonstances ? », je vous donnerai à chaque son balancé, la recette pour l’écouter dans les meilleures conditions !

Il y a un mois, les super Australiens sortent leur deuxième album Lonerism avec notamment Elephant, qui m’a fait devenir complètement fou la première fois que je l’ai écouté. Pour décrire ce shoot que j’ai pris, je reprendrai la description de magicrpm dans leur chronique dédiée à ce titre : « du boogie cosmique qui ravira autant les jeunes drogués du bulbe que les vétérans jamais revenus des années 60 et 70″ et c’est exactement ça.

Mode d’emploi : à écouter une bière à la main au Saint Ex (cours de la Marne, à Bordeaux) en agitant ses cheveux et en levant le doigt à chaque « tin tiinn ».

Bref, si je suis passé aussi vite sur ce méga groupe, c’est surtout pour présenter un projet musical annexe avec une jeune française, Melody Prochet, produite par Kevin Parker, le cerveau de Tame Impala, installé à la basse et produisant une pop tarée maniaque de pédales et synthés acidulés. Ça fonctionne, et cocorico, je vous présente donc cette jeune française qui a tout pour plaire. Soyez prêts à replonger dans les années 70, avec un univers graphique à vous faire descendre dans un espace temporel inoccupé jusqu’à présent, et dont vous ne voudrez plus revenir.

Le vrai « I follow you deepsy baby », Melody’s Echo Chamber – I Follow You

Mode d’emploi : à écouter avec son âme-soeur un dimanche matin en se levant et en préparant le ptit-déj’

Melody’s Echo Chamber – You Won’t Be Missing That Part Of Me

Mode d’emploi : à écouter dans l’ipod en vélo, sur les quais, sous un soleil d’hiver

Melody’s Echo Chamber – Bisou Magique..

Mode d’emploi : t’es une fille? il est 5h du mat? t’as ramené un mec chez toi? Plug ce son pour qu’il comprenne ce que tu veux qu’il fasse de toi

A bientôt, SG