Il y a encore une trentaine d’années, le télémarketing et l’annonce des différents programmes par courriers postaux faisaient entre autres, partie des meilleurs moyens de rassembler les citoyens autour d’un candidat à la présidentielle. Aujourd’hui, le marketing politique surfe sur une toute autre vague : les réseaux sociaux. A l’instar de Barack Obama, certains politiques sont rapidement devenus de véritables people. Notamment grâce à leur compte Facebook. Zoom sur un marketing politique plus moderne.

Le marketing politique en clair

Le marketing politique est défini comme « l’art de promouvoir un projet, un candidat, un dirigeant, une cause politique sur le modèle des techniques de marketing commercial ». L’objectif est de cerner les moyens les plus pertinents pour :

- Influencer le comportement des électeurs,

- Faire adhérer une majorité de citoyens aux idées d’un candidat,

- Tester les thèmes susceptibles de capter l’attention du plus grand nombre.

La révolution « Barack Obama »

Le plus bel exemple d’un marketing politique modernisé par les réseaux sociaux est sans conteste Barack Obama. En 2008, il bouscule les mentalités et se fraye un chemin vers la maison blanche.

Alors que la télévision, média dominant, permet de toucher 90% de la population américaine, le sénateur de l’Illinois a préféré miser sur un média en augmentation d’audience, Internet. La meilleure façon surtout, de toucher les jeunes de moins de 30 ans, et il le savait bien. Ses concurrents eux, ont préféré se servir des réseaux sociaux pour lever des fonds, privilégiant un contact humain moins virtuel. Et si Barack Obama a pu se voir sur tee-shirts, mugs et autres accessoires du quotidien, c’est avant tout parce qu’il a su se rapprocher de ses électeurs d’une façon plus actuelle. D’abord suivi sur Myspace, il a fini par s’intéresser de près à Facebook. Ce sont alors des millions de fans qui se sont rassemblés autour du candidat.

 

La page Facebook de Barack Obama

Mieux encore, son équipe de campagne a créé le réseau social, sobrement baptisé Mybarackobama.com. Un succès.

A noter : Barack Obama prépare actuellement sa réélection en 2012 avec pour premier soutien Mark Zuckerberg. Le 20 avril dernier, il était déjà dans les bureaux du réseau social leader.

Et nos candidats français dans tout ça ?

En 2007, Ségolène Royal avait emboîté le pas aux politiques français en mettant en ligne son propre site, baptisé désirdavenir.org. Et à quelques mois des élections présidentielles, ils intègrent à leur tour, Internet et les réseaux sociaux à leur campagne :

- L’UMP a sorti un tout nouveau site Internet en septembre dernier,

- Eva Joly (Europe Ecologie-Les-Verts) a acheté son nom de domaine mi-octobre,

- Son parti vient également de créer le buzz en publiant des vidéos mettant en scène de drôles de petits chatons (voir ci-dessous),

- François Bayrou (MODEM) a lancé son .fr il y a quelques jours,

- François Hollande (Parti Socialiste), après en avoir fait de même, a créé avec son parti une application mobile,

- Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) vient également de lancer une application d’un tout nouveau genre, permettant de participer à sa vie politique : invention de slogans, participations à des concours photos, etc,

- Chacun des candidats dispose surtout de sa propre page Facebook. Nicolas Sarkozy (UMP), pour n’en citer qu’un, est suivi par près de 500 000 fans sur la sienne.

 

La vidéo d’Europe Ecologie-Les-Verts qui a pour slogan, « L’abstention fait peur aux chatons » :

 

Le temps des lipdubs politiques décalés semble désormais bien loin. Les candidats ont fini par adopter les nouveaux moyens de communication de masse. D’ailleurs, 10% de leur budget communication est affecté au média Internet. En 2007, il n’était que de 5%.

Et vous, que pensez-vous de l’intégration d’Internet et des réseaux sociaux dans les campagnes politiques ? Vous sentez-vous plus proche d’un candidat qui vous tient au courant de son actualité via sa page Facebook ?