Voir la 1/3 : l’ambiance du festival

Voir la 2/3 : les concerts que vous auriez aimés

Place aux concerts que moi j’ai aimés.

Franz Ferdinand : les Dieux du stage

Jeu de mot pathétique, mais qui colle à la réalité. S’il y a bien un groupe britannique qu’il faut voir en live pour sentir la toute puissance de la BritRock dans l’énergie, c’est Franz Ferdinand. Leur set, essentiellement composé de tubes repris par une foule avertie, est des plus efficaces. Je ne crois pas connaître une seule personne ayant déjà vécu un live de Franz Ferdinand dire le contraire. On a eu la chance d’entendre au milieu de tous ces tubes, de nouvelles chansons du nouvel album, dont voici un aperçu. Pour l’instant, pas convaincu…

Major Lazer : j’en ai jeté mon t-shirt en l’air, sans le retrouver…

Voilà un concert où je suis allé en total inconnu. Certes, je connais les tubes inconsidérés « Get Free » et « Pon Di Floor », que j’apprécie, mais jamais je n’aurais eu l’idée, hors festival, d’aller à un concert de Major Lazer aux influences Ragga Beat Pompelump, ce qui, je dois l’avouer, n’est pas du tout ma culture. Et au final, ce show rentre dans le top de mes meilleurs moments passés au Coachella. J’ai rarement vu 3 types et 2 danseuses mettre un feu pareil. Diplo, Jillionaire et Walshy Fire sont le genre de DJ que tu ne payes pas pour animer ton mariage, sinon c’est un coup à ce que les tatas enlèvent le haut au bout de 10 min en dansant le Harlem Shake. Le set est mixé façon Dubstep, avec des énormes toboggans de fréquences, ça monte ça descend, et quand ça part, tout le monde devient fou. Pour vous donner une idée, le set complet.

Simian Mobile Disco : Blue Techno

La paire de James forme un duo electro des plus grisants. A la nuit tombée, les deux Britishs installent leurs machines en face à face et c’est parti pour 1h de set techno illustré par un jeu de lights enivrant. De la bassline et de gros kicks, en veux-tu en voilà ! A voir absolument sur scène.

Hot Chip : les NERDS de la pop

Je n’ai jamais été un fan inconditionné de cette bande d’Anglais, mais quand on a des gueules de NERDS et qu’on arrive à faire danser un parterre de 50 000 nanas, je dis que c’est fort.

Reignwolf : mon coup de cœur bestial

Jamais vu un mec qui puait autant le rock’n'roll ! D’habitude juste armé de sa guitare à saturation, de sa grosse caisse minable et de sa voix rocailleuse, Reignwolf était cette fois accompagné d’une basse et d’une batterie – même si il n’aurait pas besoin de tout ça pour faire sonner son blues rock des plus sauvages. Il n’invente rien, mais sa personnalité hors du commun et son énergie nous fait lâcher des « yeahhhh » à chaque riff horriblement saturé. Avez-vous déjà vu un mec éclater sa guitare en jouant ?

Wild Belle : sur un nuage

Lui, est coiffé comme un Bee Gees mais sur-stylé, improvise des grands solos de saxo baryton sans forcer. Elle, est juste superbe, sur tous les plans… Etre en couple, avoir un groupe et être superbe, c’est le rêve de plein de gens, et bah eux ils le font. (Ouh qu’ils m’énervent…)

Wu-Tang Clan : j’aime le hip-hop quand c’est fait comme ça, à l’Awmewicaine

Je vais pas dire de bêtises,  je crois que c’était mon premier concert de hip-hop. Quand je dis hip-hop, je parle du vrai, avec une bande de gros molosses en baggy et casquette qui aboient à l’unisson dans leur micro à une vitesse folle, le tout sur des samples old-school. Et étrangement, ça m’a foutrement plu !

Alt-J : révélation de l’année confirmée en live

On en a entendu parler toute l’année de ce groupe, à toutes les sauces. J’étais donc très curieux de voir ce que cette electro rock alternative aux pointes folk et hip-hop bien produites pouvait rendre en live. Et bien ça marche.

Foals : do you have their number ?

Même s’ils se sont méchamment fait tailler en règle par la presse indé pour la sortie de leur dernier album « Holy Fire », je voulais enfin voir ce groupe que j’aime pour ses cocotes reverberantes à la guitare, dont seuls eux ont le secret. Sur scène, y a du monde, ça bouge, c’est coloré (faut voir comment ils sont fringués en même temps), donc forcément ça prend.

Tame Impala : noisy à souhait

Bon alors sur la vidéo  ça fait pas rêver (vu que ces Australiens ne sont pas reconnus pour leur énergie sur scène…), mais ‘faut s’imaginer au milieu de la foule, avec un couché de soleil à travers les palmiers derrière la scène, du son bien fort avec les basses qui résonnent à nous faire vibrer la poitrine. Ah, on était bien…

Sixto Rodriguez : la consécration

Alors, qui est-il ? Pour les moins pointus, Sixto Rodriguez, c’est un mec qui, dans les années 1970, avait un succès fou et des disques qui s’arrachaient en Afrique du Sud, mais pas chez lui. Aux États-Unis, lui-même ignorait son succès, et il a d’ailleurs mené une carrière d’ouvrier du bâtiment pendant que tout le monde écoutait ses chansons à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, à 73 ans, il accède enfin au statut de star par la grâce. Un instant nostalgie, pendant le festival, où tout le monde s’est arrêté de faire la fête pour aller rendre hommage à ce monsieur qui a attendu 40 ans avant de connaître le succès qu’il mérite. A la fin de son live, quand 30 000 jeunes de 25 ans lui font une ovation de 10 bonnes minutes, c’est un sentiment de justice presque rendue.

Me voilà maintenant revenu dans ma grotte en bankrupt, mais je ne regrette rien, car c’était vraiment dingue, et c’est très difficile d’exprimer avec des mots ce qu’est ce festival. Pour vous faire une idée, il n’y a qu’une solution : arrêtez tout et mettez de côté pour réserver votre billet l’année prochaine. De toute façon, l’argent ne sert à rien si ce n’est pour acheter quelques disques et se payer une place de concert hein.

Cheers,

SG